
C’est un monde étrange dans lequel je m’apprête à pénétrer. Tel un sushi périmé, je m’approche de l’entrée du Japan Expo sentant qu’il se passe quelque chose de magique à l’intérieur de ces murs. J’y vois entrer des êtres dépourvus de sens logique de l’habillement, armés d’épées plus grandes que Mimie Mathy (bon, ça c’est pas compliqué, mais ça donne une grande lame quand même !).
Je rentre alors dans ces terres, fébrile comme Superman ayant bouffé de la kryptonite au p’tit déj’, pas sur de m’en sortir vivant.
Ca y est, j’y suis !
C’est alors que je suis accueilli par deux statues en forme de mi-homme mi-loup. Etrangement, je commence à me sentir dans mon élément, les personnes présentes semblent sortir d’un autre monde que le mien, mais elles sont douées d’un dialecte ressemblent à celui que je pratique. Je peux ainsi communiquer avec le peuple de cette convention plutôt aisément. La première chose qui frappe lorsqu’on arrive dans ce grand hall du Japan Expo 2011, c’est le nombre de stands à vocation commerciale ! Ici, tout est fait pour acheter, pour sortir ses liasses de billets et ses cartes bleues afin de s’alourdir de quelques kilos de t-shirts, figurines et autres mangas. Je fais alors le tour du propriétaire, prenant en photo les diverses personnes habillées en militaire ou en héros japonais dont le nom m’échappe. Je suis le parcours que je m’étais fixé, regardant une carte sur un mur tel James Sunderland dans Silent Hill 2.
Des jeux, des jeux et encore des jeux !
Au loin, je peux apercevoir ce qui m’intéresse, mais la foule m’empêche d’avancer correctement. Alors que Ankama a réservé un stand géant pour ses Dofus et Wakfu, qu’on pouvait d’ailleurs essayer, on pouvait s’adonner à plusieurs titres à venir dans la sphère vidéoludique. Ainsi, sur le stand Namco-Bandaï, on pouvait se friter à coup de Les Chevaliers du Zodiaque : La bataille du Sanctuaire et de Dragon Ball Z : Ultimate Tenkaichi. Ce dernier que j’ai pu approcher de très prêt à l’air vraiment prometteur. De leurs côtés, Square Enix essaye de nous convertir à la foie du RPG avec son Final Fantasy XIII-2 et Warner Bros aux comics, avec Batman : Arkham City et Green Lantern : La révoltes des Manhunters. D’autres petits jeux étaient de sortie comme Shadow of the Damned (que je vous conseille !) ou encore les bornes d’arcades « Retro-Gaming » où vous pouviez, avec un grand élan de nostalgie, jouer à Pac Man, Street Fighter 2 et j’en passe …
Je continue alors, dans les allées peuplées de fans hystériques désirant arriver à leurs stands favoris avant tout le monde, mon petit bonhomme de chemin au sein du Japan Expo. C’est alors que je tombe sur mon idole, se tenant majestueusement devant moi, ses cheveux hérissés et sa teinte bleue : Sonic is on the place ! Pour ses 20 ans, Sega nous a concocté un petit musé retraçant la ‘vie’ du hérisson bleu avec goodies en tout genre et les différents jeux vidéo où est apparu le petit hérisson. On pouvait approcher Sonic Generation sur PS3 également, qui m’a plus que convaincu ! Ayant téléchargé la démo du premier niveau sur ma console japonaise noire favorite, j’ai pu découvrir le deuxième level. Jouable en mode 3D avec lunette (chose que j’ai décliné), le hérisson bleu est vraiment en forme dans cet épisode ! Vitesse, gameplay, graphisme, tout est bon !
Qui dit Sega, dit plus fort que toi. Mais pas seulement : qui dit Sega, dit Nintendo ! L’autre géant nippon nous proposait sur son stand un musé sur Zelda pour son 25ème anniversaire (beaucoup plus grand que le « couloir » Sonic), avec la possibilité de jouer à tout les jeux de la saga sur consoles ! De la NES à la Wii en passant par la Nintendo 64, Link était partout ! De plus, on pouvait poser nos petites mimines sur les jeux attendus de la firme. A moi les Luigi’s Mansion 2, Super Mario 3Ds, Starfox 64 3D ou encore Mario Kart 3DS ! Le tout comme vous l’aurez deviné, sur la dernière console portable de Nintendo.
Un peu plus loin, on pouvait voir des bêtes de course. Viril, ce genre de bestioles vous fait froid dans le dos lorsque vous osez pauser un léger regard sur elle, vous forçant à maîtriser votre peur la plus refoulée pour ne pas faiblir … C’est MSI et Asus qui nous les présentaient. Ces bestioles sont des PC gonflés aux processeurs « quadri-coeur » avec assez de puissance pour faire péter Paris. Miam !
Alors là, ça rigole plus !
Après tout ça, j’ai décidé d’aller manger un p’tit bout et dépenser un billet de 10 pour un sandwich de 3cm carré avec une bouteille d’eau de 50cl. C’est beau Paris, vous trouvez pas ? Rassasié (enfin quoique …), je continue mon ascension vers les ténèbres, espérant avoir fait le tour des différents halls avant la nuit. C’est alors qu’une foule se réunie vers un écran géant, un speaker chauffant les « spectateurs » présents pour ce qui ressemble à un affrontement. Je m’arrête alors, fan de catch dans la boue, en espérant voir des soutiens gorges voler dans le public. Mais hélas pour moi, ceci n’arrivera pas. En fait, je suis tombé nez à nez sur le stand des World Cyber Games 2011, offrant alors au public un spectacle et une ambiance très sympô ! Les matchs de Street Fighter 4 étaient juste géniaux : combo, retournement de situation et j’en passe, tout était réuni pour le plaisir des curieux ou des fans de sport vidéo ! L’affluence doubla même lorsque les matchs de League Of Legends arrivèrent !
Un peu plus loin, j’ai pu voir des hurluberlus s’agiter en rythme devant un écran. Je me suis approché lentement, ne sachant pas si ces personnes étaient atteinte d’une simple crise d’épilepsie ou alors, d’une méchante crise de schizophrénie. Lorsque je suis arrivé à la hauteur du stand, je me suis aperçu qu’il s’agissait de la DDR League (pour Dance Dance Revolution) ! Vous savez, le petit tapis avec les flèches au sol, où il faut sauter et placer ses pieds sur les bonnes flèches au rythme de la musique.
Sur la route du retour …
Après avoir remporté tous les titres des WCG 2011 et DDR League (quoi vous me croyez pas ?), j’aperçus enfin le mur qui délimitait cette convention. C’est alors qu’une vague de stress et d’appréhension s’empara de moi : il fallait que je reparte dans le sens inverse ! Argh ! J’ai donc pris mon courage à deux mains, volé une épée à un cosplay pourrave et entrepris mon chemin retour vers la sortie. J’ai croisé sur ma route, diverses personnes, comme le Joueur du Grenier (qui n’a décidément pas lâché sa chemise jeune et verte pour notre plus grand plaisir !), les p’tits gars de chez NoLife ou encore Gameblog, et même notre fan Marcus ! Enfin, il faut savoir que la séance de dédicace était à la base faite pour moi. Mais, vu que je suis ultra-demandé, j’ai sollicité notre ami Marcus pour qu’il s’occupe de cette séance à ma place, ce qui fait que la queue des « demandeurs » a fortement diminuée, mais que voulez vous …
Marcus, super content quand Hyeno lui a laissé sa séance de dédicace !
Après avoir croisé deux Tomb Raider, Dark Vador, Naruto et des trucs qui ressemblaient à rien, j’aperçus enfin la sortie de ce monde de fou. En m’extirpant du hall, je me suis retourné, aveuglé par un soleil couchant, laissant alors une larme couler de mon oeil gauche : j’ai hâte d’être à l’année prochaine !
Alors c’est vrai, je ne vous ai pas tout dit. Pour la simple et bonne raison qu’il serait évidemment beaucoup trop long de vous décrire chaque détail, chaque personnalité présente … Mais si vous le désirez, je vous invite à jeter un petit coup d’oeil au site officiel du Japan Expo 2011 !
Avec 200 000 visiteurs sur quatre jours, 600 stands sur 100 000 m² et plus de 20 concerts gratuits, cet « Impact » a été l’occasion de faire briller la culture japonaise sur le sol de notre belle France ! Le rendez-vous est donc donné pour un 13ème impact en juillet 2012 !

Ça devait être super sympa comme expo … j’irais surement l’année prochaine ! Merci pour la synthèse de cet évènement =)
grave stylé les lara croft =P
[citation][pseudo]Furey[/pseudo]grave stylé les lara croft =P[/citation]
La première, censée représenter Lara des premiers opus, n’a visiblement pas supporté le poids des années
C’était d’enfer, joli résumé ! Fichus free hugs anyway.