L'inconnu

Silent Hill Downpour : nos impressions

Tests
Par Loass10, le 23 février 2012 2
silent hill downpour Faire oublier le très moyen Silent Hill Homecoming, voilà la mission non-avouée du studio tchèque Vatra, qui prend les rênes de la saga pour un nouvel épisode plein d’ambition. Un regard moderne et de petits chamboulements des mécaniques de jeu seront-ils suffisants pour retrouver l’effroi et la paranoïa psychédélique que nous procuraient les premiers épisodes ? Rien n’est moins sûr …

Qui sème le vent …

Comme à chaque nouvelle aventure dans cette bonne vieille bourgade qu’est Silent Hill, les développeurs nous présentent un nouveau protagoniste à la santé mentale bancale. Ici, nous incarnerons Murphy Pendleton, prisonnier pas très causant cachant de vieux démons au fond de son âme meurtrie. Avant d’entrer plus en détail dans le jeu, une petite fonctionnalité ravira aussi bien les fans de la première heure que les néophytes : le dosage de la difficulté du titre (monstres, munitions, armes …) et des énigmes peut se régler indépendamment. Une bonne nouvelle pour ceux qui ont quelques soucis avec les casse-têtes et qui désirent néanmoins vivre de vrais défis.

… récolte la tempête

En s’attachant les services de Daniel Licht (compositeur de Dexter), les développeurs ont pu compter sur un musicien de talent attentif aux protagonistes à la personnalité déséquilibrée. L’ambiance musicale est alors légèrement différente des autres épisodes de la série, mais procure une vraie sensation de malaise et de souffrance tout en apportant un crédit cinématographique à l’ensemble, aidé par des prises de vue de qualité lors des différentes cinématiques qui ponctuent la décadence du jeu. Niveau scénario, la forme est simpliste : alors que Murphy se voit transféré dans une prison de haute sécurité en bus, le chauffeur perd le contrôle de son véhicule qui vient s’encastrer dans les reliefs sinueux qui entourent la cité mauditeVoilà une arrivée qui n’est pas sans nous rappeler Silent Hill premier du nom …  Le fond se manifestera plus aisément après plusieurs heures de balade dans les différents lieux, notamment grâce aux énigmes annexes qui permettront d'en apprendre un peu plus sur les personnages. L’eau est un élément prédominant dans cet épisode, suivant imperturbablement notre prisonnier fraîchement libéré. Un lien unique semble unir Murphy à ce liquide étrange ... En même temps, avec un jeu estampillé « Downpour » (averse en anglais), il fallait s'en douter.

L’horreur, c’est moche

C’est inéluctable, ce Silent Hill ne brille pas par sa finesse graphique. On aurait même pu s’attendre à un grain d’image plus marqué ou à des distorsions rendant l’aspect visuel plus travaillé … mais non et c’est bien dommage. Les textures sont donc relativement pauvres et les animations tantôt crédibles, tantôt manifestement "mécaniques". Pour sa défense, notons que la version qui nous a été présentée datait de quelques mois … espérons que les développeurs auront peaufiné ce point avant la sortie.

Welcome to Silent Hill

Suite à l’accident, on se prend à batifoler dans les alentours de la ville à la recherche d’un autochtone aimable doté d'un moyen de locomotion. Il est agréable de constater qu’à l’instar d’un Dead Space, les indications à l’écran ont totalement disparu au profit d’une expérience prenante. Second bon point pour le coup, un inventaire « réaliste » fait son apparition : un objet maximum dans les mains et un autre à la ceinture (lampe torche ou pistolet). Pour le reste, on le prend ou on le lâche ! Heureusement, les clés et autres ustensiles qui permettent de résoudre les énigmes ne sont pas dans le même cas. On pourra donc les transporter sans problème. Pour se défendre, Murphy pourra ramasser des pierres, des clés à molette, des couteaux, des canettes, des chaises … oui, ce Silent Hill devient presque une simulation horrifique et c’est tant mieux.

Des choix, toujours des choix …

Après avoir ramassé une radio et une lampe (on n’est même pas obligé de les trouver pour continuer l’aventure), nous décidons de grimper une muraille constituée de pierre pour regagner la route. C’est alors qu’une femme de loi nous retrouve et se met en tête de nous arrêter (oui, elle prend son boulot très à coeur). La bougresse, en s'approchant, glisse et se rattrape in extremis à un rocher surplombant un précipice meurtrier. À cet instant, nous pouvons choisir de l’aider ou de la laisser s’écraser au sol. Après un grand débat philosophique, nous décidons de lui venir en aide. Pas de bol, la demoiselle n’arrive pas à supporter son poids et s’engouffre dans le vide … La prochaine fois, elle fera un régime. Les développeurs promettent que divers choix moraux comme celui-ci viendront ponctuer la destinée de Murphy, ce qui devrait modifier plus ou moins la psychologie des personnages et de l’histoire. Image de prévisualisation YouTube

Round One, Fight !

Le retour sur le bitume froid et humide qui surplombe le ravin est un vrai soulagement. On se met donc en chemin à la recherche d’indices et de survivants. Et voilà que des cris étranges venant d’une petite bâtisse attirent notre attention. Une fois à l’intérieur, un tôlard mexicain légèrement macho (notre voisin dans le bus) frappe une jeune femme au sol. Mode Batman activé, nous volons à son secours et une bagarre éclate entre le muchacho et Murphy. Pas de bol, la victime n’en était pas vraiment une ! Notre ami hispanique en fera les frais, égorgé vif sous nos yeux. Notre premier combat s’engage, où deux touches servent à terrasser notre agresseur démoniaque : une pour frapper, l’autre pour contrer. Balèze la bestiole ! Il faut faire attention à ses coups avant de contre-attaquer rapidement. Sans ça, c'est le Game Over assuré. Et puisqu’il n’y a aucune indication sur la santé du protagoniste à l’écran, il faut analyser ses vêtements, ses plaies ouvertes et son positionnement pour connaître sa santé physique (qui remontera grâce à des kits de soins trouvés ici et là).

Même pas peur

Après plusieurs dizaines de minutes à échapper à un « trou noir » absorbant tout sur son passage, à chercher des clés et à résoudre les énigmes principales, un élément nous trouble : nous n’avons pas peur. Même si l’ambiance est prenante, les sursauts sont rares, la panique inexistante et l’effroi s’envole discrètement au fil du temps. C'est là que le bât blesse : qu’est ce qu’un Silent Hill sans répugnance, horreur et délires psychotiques ? Espérons simplement que l'aventure prenne de l'ampleur avant le générique de fin ... silent-hill-downpour

La lecture c'est pas ton truc ? Résumé pour toi...

Il n’est pas difficile de faire mieux que Homecoming, tant ce titre a su couler la série. Malgré de bons éléments comme l’inventaire, la bande-son et l’ambiance, ce Downpour nous laisse sur notre faim. Plus près d’un Alan Wake que de l’héritage de la saga Silent Hill, nous n’avons pas retrouvé la psychose propre aux personnages de la série ni le dégoût des images et des scènes proposées jusqu’ici. Comme dans tout bon épisode de la série, attendons de finir le jeu pour se faire un avis plus … tranché à sa sortie, prévue pour fin mars.

Ce qu'en pensent les gens !   (2)

  1. anonymous
    Seth
    21 Mar 2012, 17h20

    Je sais pas si vous le savez, mais il y a eu un titre de Silent Hill entre « Homecoming » et « Downpour ».

  2. anonymous
    30 Mai 2012, 18h36

    Shattered memories?

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