Sleeping Dogs : nos impressions musclées

Lâché par Activision et récupéré par Square Enix, ce qui devait être un nouvel épisode de True Crime vient d’être officiellement enterré six pieds sous terre. On change alors de nom, de studio et voilà que Sleeping Dogs pointe le bout de son nem … euh, de son nez !
Les Infiltrés chez Kill Bill
Prenant ses sources dans les méandres du 7ème art, Sleeping Dogs est un mélange assumé des Infiltrés et de Kill Bill, combinant également les expériences tirées d’autres œuvres cinématographiques telles que Casino Royale ou la saga Jason Bourne.
Nous incarnons ici Wei Shen, un flic ayant quitté son pays natal en direction des States pour aider sa sœur tombée dans la drogue. Hélas, la bambine n’ayant pas le cœur assez solide, elle décèdera rapidement d’une overdose en Amérique. Blasé, et surtout ultra-vénère, ce bon vieux Wei va décider d’infiltrer les triades chinoises pour faire tomber ceux qui ont indirectement tué sa frangine.
Jouant dans la cour des GTA, le titre développé par United Front Games possède sa propre identité et non des moindres : la Chine ! En effet, le protagoniste que nous allons gaiement incarner se baladera librement dans Hong Kong. Trop tip-top.
Quel temps de chien
Faute d’avoir reconstitué la ville à l’identique, les développeurs ont préféré recréer l’essence et l’ambiance de Hong Kong via 4 grands quartiers distincts. Des faubourgs aux courbes asiatiques affirmées au centre ville ultramoderne, l’architecture et l’ambiance changent selon notre position sur la carte.
Ruelles crades ou grandes avenues, le souci du détail à vraiment été poussé à son paroxysme pour notre plus grand bonheur.
Comme tout bon GTA-Like, le titre possède un cycle jour/nuit à la météo aléatoire donnant un cachet authentique à l’ensemble. La ville quant à elle cache divers trophées, missions (police ou triades), mini-jeux (combats à mains nues, combats de coqs, mah-jong…), guerre des gangs (battre un gang permet de récupérer son territoire) ou challenges sociaux qui viendront rallonger la durée de vie du titre.
Doberman
Être un flic infiltré n’est pas tous les jours facile. Surtout en Chine. Courses poursuites, fusillades ou luttes au corps à corps, certaines scènes sont aussi chaudes qu’un canard laqué de Pékin.
Attardons-nous tout d’abord sur les courses poursuites, précédant régulièrement les phases d’action pures et dures, se divisant en deux types distincts.
Le premier est appelé « Free Running » et se déroule dans les ruelles de la ville, à pied. Le but est de rattraper le gus qui essaye tant bien que mal de nous échapper. À l’instar d’un Shenmue, il faudra éviter les obstacles laissés par notre cible pour nous ralentir et lui foutre une raclée.
Le second est la traque en véhicule. Beaucoup plus simpliste, il suffira de courser une caisse et la stopper par tous les moyens. Pour cela, nous pourrons faire usage de nos armes, pratique qui aura pour effet de ralentir le temps nous permettant de viser plus simplement les bolides ennemis.
Transition impeccable pour parler maintenant des combats. Abordons tout d’abord les fusillades, brutales et funs aux faux airs de Max Payne. Pour ne pas se retrouver tel un gruyère aux pépites de métal, le héros pourra se mettre à couvert derrière différents objets. À chaque fois qu’il sortira de sa cachette, un « bullet time » s’actionnera automatiquement permettant d’éliminer rapidement les cibles les plus proches pour passer à la cache suivante. Il est néanmoins triste de constater que les roulades latérales ne disposent pas de cet effet et qu’il n’est pas activable à souhait. Pour le reste, ces échanges de pruneaux sont plutôt sympathiques avec la destruction de certains décors et la localisation fidèle des impacts sur nos adversaires.
Les « Fight » à mains nues sont aussi une petite réussite. Cette partie s’étant fortement inspirée des très bons Batman Arkham Asylum/City, nous retrouvons un gameplay basé sur des enchainements de combos et de contres. Mention spéciale pour certains décors interactifs : glisser un homme dans le coffre d’une voiture ou noyer un forcené dans la cuvette des toilettes, ça peut avoir des côtés jouissifs.

Chienne de vie
Une fois le devoir accompli, nous pourrons nous reposer un peu dans les différentes planques de l’ami Wei.
Ces endroits sont personnalisables grâce à l’achat de produits et d’objets de déco en tous genres. Notre protagoniste pourra également changer d’apparence via une buanderie complète, « T’as le look bébé ».
À l’instar d’un GTA, nous aurons aussi la possibilité d’utiliser un téléphone portable.
Mal de chien
Côté technique, la version que nous avons pu avoir sous les yeux datait de quelques mois. Même si de manière générale, Sleeping Dog fait partie de ces jeux plutôt agréables à l’oeil, il réserve quelques point noirs.
Outre les bugs graphiques et les saccades, qu’on espère voir corrigés d’ici la sortie du titre, ce sont les animations qui s’avéraient plus que bancales. Les différents « chocs » entre les passants ou les phases de combat se montraient très « mécaniques », à la limite de la dérision.
Il reste cependant plusieurs semaines aux développeurs pour peaufiner le jeu avant qu’il n’arrive gentiment chez nous, le 17 août prochain sur Xbox 360, PS3 et PC.
La lecture c’est pas ton truc ? Résumé pour toi…
Globalement, nous avons été séduit par Sleeping Dogs. Agréable à l’oeil, doté de mécaniques plutôt sympathiques, nous attendrons néanmoins de tenir la manette plus fermement pour voir s’il est capable d’égaler le maître du genre qu’est GTA. Malgré cela, le titre peut se venter de posséder un réel charme et pourra, pourquoi pas, s’inviter dans les consoles ou PC des fans de jeux « bac à sable ».




Un GTA à la mode chinoise, c’est une idée intéressante. Pour ce qui est du « bullet time » c’est peut-être pas plus mal que ça ne soit que lorsque le perso sort de son couvert, sinon on aurait pu se croire dans un licence de Max Payne, un peu d’authenticité que diable
.
Pas mal , pas mal.