SteelSeries Sensei : le maître est là !

Publié le 12 janvier 2012 à 17h47 par Hyeno - 5

souris jeu vidéo
On ne sait pas vraiment comment elle est née, il y a de ça quelques mois. D’après la légende, on raconte que le cahier des charges comprenait une annotation digne des dieux : cette souris sera la plus personnalisable dans le monde. Peu après, les mages faisaient appel à la magie noire pour créer la Sensei.

SteelSeries Sensei : le maître du genre

Alors que les gamers tentent de s’adapter sans relâche aux souris qui inondent le marché, SteelSeries propose de prendre le problème dans l’autre sens : pourquoi ne pas concevoir une souris qui s’adaptera totalement à chaque joueur ?

La personnalisation est un point clé lors de l’achat d’un périphérique aussi important qu’une souris ou qu’un clavier. Même si le produit en lui-même dispose d’une qualité irréprochable, il faut que le joueur puisse s’accaparer les caractéristiques de la bête. Parfois, même avec la meilleure volonté du monde, c’est impossible …

C’est alors que la Sensei (maître en japonais) est née, surnommée « la souris la plus personnalisable jamais présentée dans le secteur du jeu ». Pour une fois qu’un slogan marketing n’est pas dénué de vérité, il faut le signaler.

Partant d’un concept simple, si le produit est hautement personnalisable, il pourra s’adapter très simplement aux différents « maîtres » qui poseront leurs mains moites sur sa carrosserie.

steelseries

Des caractéristiques de folie

La Sensei est une vraie petite bombe. Dotée d’un processeur ARM de 32 bit, elle permet de réaliser des mouvements rapides et extrêmement précis, notamment grâce à un réglage de la sensibilité qui s’étale de 1 à 5700 DPI. Une autre fonctionnalité vient se greffer permettant d’overlocker la bestiole à 11400 DPI ! Pratique pour le multi-écrans mais en jeu, ça devient très rapidement un beau bordel.

En plus de ces caractéristiques de « base », SteelSeries lui a intégré d’autres fonctionnalités attrayantes comme le SteelSeries ExactAim (contrôle de la glisse), ExactSens (… de la sensibilité), FreeMove (… de la trajectoire), ExactLift (… du décrochage) qui sont calculées directement par la souris, n’utilisant alors aucune ressource du PC. Intelligent.

Une robe argentée et une prise en main quasi-parfaite

Après avoir bavé comme un porc devant les caractéristiques annoncées sur la boîte, la souris s’extirpe lentement de son emballage « simpliste ». Alors que Razer joue la carte du noir à outrance, SteelSeries nous a donné une belle petite claque en optant pour un manteau argenté du plus bel effet.

Ambidextre de naissance, la Sensei peut alors s’accommoder à bon nombre de joueurs. Et même si la prise en main est de très bonne facture (notamment grâce à la robe antidérapante et confortable au touché), la poigne est différente d’une souris pour droitier ou gaucher. On chipote peut-être, mais il est indéniable que la main du joueur ne caressera pas cette souris comme à l’accoutumé.

Les diverses touches, au nombre de 8, sont très bien placées assurant à l’utilisateur une efficacité en jeu optimal. Il faudra néanmoins passer un très léger temps d’adaptation pendant lequel on tapotera accidentellement quelques boutons. Rien d’alarmant donc.

SteelSeries Engine : pour paramétrer la Sensei de A à Z !

Pour que ce périphérique devienne le prolongement du poignet, l’installation du SteelSeries Engine est nécessaire. Ce logiciel permet de modifier et de configurer la Sensei (et d’autres produits Steelseries) sur tous les points, de la glisse à la trajectoire en passant par la sensibilité et le décrochage.

Le Engine se divise en 5 grandes parties. « Buttons » permet simplement de configurer les touches de la souris et de choisir le mode pour gaucher.

« On Board Profiles » permet, via le menu latéral également, de créer un profil ou d’en choisir un parmi ceux déjà créés pour certains jeux (Counter Strike, League Of Legends ou StarCraft 2).

« Settings » est le cœur du logiciel : c’est ici qu’on peut configurer totalement la souris avec l’ExactAim, l’ExactSens , le FreeMove ou l’ExactLift. Cet onglet permet également de changer la couleur des LED de la molette ou du logo. Ça ne sert à rien mais c’est tellement cool … Comble de la personnalisation, on peut télécharger une image Bitmap et l’afficher sur le petit écran qui se trouve sous la souris ! Mais le but premier de cette dalle est de pouvoir visualiser et changer de profil facilement.

« Properties » permet d’enregistrer ou de chercher un profil sur un PC/périphérique de stockage et « Statistics » indique les touches les plus utilisées.

Sensei : c’est plus fort que toi

Nous avons testé la Sensei sur Battlefield 3, StarCraft 2 et Star Wars : The Old Republic

jeux vidéo

FPS : le maître de la précision

Sur Battlefield 3, la souris parait légère et la glisse est souple et invariable. Ainsi, les différentes phases de tir ou de visée sont très agréables et la précision permet au joueur de fraguer sans effort !

De plus, les touches sur les tranches permettent quelques bons raccourcis (grenades, cut …) afin d’annihiler un noob un peu trop téméraire.

RTS : le maître de la gestion

Avec la Sensei sous la main, donner des ordres à nos hommes sur StarCraft 2 (enfin … ça peut être aussi des Zergs ou des Protoss) est déconcertant de facilité : la souris glisse d’un point à un autre de la map avec une rapidité telle, qu’il est ainsi plus facile de gérer une armée lors d’une attaque fourbe de l’adversaire.

Accouplé à un clavier mécanique, on peut très vite rêver du haut du classement et même grimper dans une ligue supérieure ! Même si attention, le skill du joueur compte beaucoup (faut pas rêver non plus !).

MMO : le maître de la guilde

La Sensei remplit également très bien son rôle pour le MMO. Même si la précision ou la rapidité sont moins importantes que les raccourcis des sortilèges ou des attaques, elle reste très agréable pour les longues sessions de jeu.

Bureautique : le maître de la navigation

Puisqu’il est possible de paramétrer totalement les différents organes du mulot, la navigation Web, la bureautique et la retouche photo se font très facilement.

Pour dire, nous utilisons des Razer DeathAdder à la rédaction et une fois qu’on lâche la Sensei, on a l’impression d’être au ralenti ! En même temps, 3500 dpi contre 5700, y’a pas photo …

Points forts
  • Logiciel très complet,
  • Précision, prise en main, confort de la glisse …
  • Personnalisation quasi-totale.
Points faibles
  • Euh … le prix
  • On aurait peut-être préféré une version pour droitier et une autre pour gaucher.

La lecture c’est pas ton truc ? Résumé pour toi…

C’est simple, la Sensei porte admirablement bien son nom : elle donne une nouvelle dimension aux différents titres sur lesquels elle passe, le tout avec une agilité et une facilité d’utilisation déconcertante. Sa personnalisation à outrance permet également de l’utiliser tel le prolongement du poignet et sa robe argentée permet de « casser » le noir envahissant des autres accessoires. Un must (qui coûte tout de même 90€) qu’on doit absolument posséder sur le côté de son PC.